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Visions d’intérieur


La CFOC inaugure un nouveau format éditorial dédié à l’architecture d’intérieur et à l’art de vivre. Chaque mois, la maison met en lumière un architecte, un décorateur d’intérieur, un paysagiste… et propose un regard intime sur la manière dont nos objets s’intègrent dans des projets singuliers, portés par des créateurs inspirés.
Rencontre avec Maison Particulière le studio fondé par Alexandra Trarieux. À travers la mise en scène d’une chambre dans sa maison d’hôtes situé en Normandie, ce premier portrait donne le ton : un dialogue subtil entre architecture intérieure, art de vivre et choix d’objets porteurs de sens. .

Maison Particulière est le studio fondé par Alexandra Trarieux, architecte d’intérieur. Formée au design et nourrie par ses voyages, elle développe une approche intuitive des lieux, où matières naturelles, objets choisis et influences culturelles s’entrelacent.

En parallèle de son activité de studio, Alexandra a créé Maison Nomade, une maison d’hôtes située en Normandie, pensée comme un boutique hôtel intimiste et un laboratoire de création et de collaborations vivantes. Chaque pièce devient un manifeste discret de son style : un dialogue entre architecture intérieure, objets d’auteur et art de vivre.

Son univers trouve un écho naturel dans sa collaboration avec CFOC, dont elle partage le goût du geste, la force des savoir-faire et l’élégance silencieuse des objets.

À travers Maison Particulière, elle signe des intérieurs singuliers, équilibrés, vivants, où chaque détail révèle une intention et une histoire. Une vision de l’architecture d’intérieur qui conjugue sensibilité, exigence artisanale et art du mélange.

1. En tant qu’architecte d’intérieur, comment avez-vous pensé l’aménagement de votre maison d’hôtes, et en quoi les pièces CFOC vous ont-elles permis d’en révéler l’âme ?

J’ai conçu Maison Nomade comme un lieu à part. Plus qu’une maison d’hôtes, c’est un boutique hôtel intimiste, pensé comme un espace d’expérience et de transmission. J’y explore librement ma manière de créer un intérieur : en partant du lieu, de sa lumière, de son rythme, de ses silences.

Mon objectif n’était pas de décorer, mais de révéler. Les objets CFOC m’ont permis d’amplifier cette intention. J’ai choisi des voilages Éden, pour filtrer la lumière avec douceur, un couvre-lit Samarcande en velours pour apporter de la profondeur, des draps en satin de coton pour leur fraîcheur sensorielle, et les coussins brodés Tête-à-tête pour leur raffinement ethnique. Les jarres en céramique, véritables signatures de la CFOC, ponctuent les espaces avec une présence sculpturale, aussi bien en intérieur qu’à l’extérieur.

Maison Nomade est aussi un lieu vivant, en évolution, où je présente régulièrement des artistes, des objets d’exception et des collaborations singulières. Chaque pièce devient un dialogue entre artisanat, création contemporaine et savoir-faire venus d’ailleurs.

Ces éléments apportent une histoire, une densité tranquille. Ils accompagnent le lieu sans l’imposer, avec cette force propre au geste artisanal. Maison Nomade ne montre pas un style, elle révèle un équilibre. CFOC y participe pleinement.

2. Quelles affinités esthétiques ou culturelles vous ont naturellement conduite à collaborer avec CFOC pour mettre en scène la chambre de votre maison d’hotes ?

CFOC m’a toujours touchée par sa manière d’allier héritage et modernité, culture et simplicité. Leurs objets portent des histoires sans jamais s’imposer. Ce sont des pièces habitées, mais ouvertes, comme les lieux que j’aime créer. Pour Maison Nomade, je voulais que chaque chambre soit un espace cohérent mais jamais figé. Leur approche rejoint celle de Maison Particulière : respecter les savoir-faire, puiser dans les voyages, croiser les cultures et choisir des objets qui donnent du sens sans forcer le style.

3. Quel rôle joue l’objet dans votre travail d’architecte d’intérieur, et en quoi les créations CFOC renforcent-elles la cohérence d’un espace ?

L’objet est un point d’équilibre. Il donne une orientation à la lecture des lieux, il raconte une intention. Dans un lieu comme Maison Nomade, je le choisis pour sa capacité à évoquer un geste, une mémoire, un rapport à la matière. Les objets CFOC prolongent cette intention : ils portent une richesse silencieuse, née du temps et de la main. Dans une chambre, ils ne décorent pas, ils ancrent. Un plateau, une lampe, les textiles deviennent des fragments de récit. Ils font lien entre le lieu, l’usage et le regard.