cat-icon

CFOC x Hôtel Sinner


Mystérieux, intimiste, élégant… Avec sa façade noire ornée d’un néon rouge, l’esthétique du Sinner rappelle celle d’un club branché et sélect. Il s’agit pourtant bien d’un hôtel qui bouscule les codes et s’impose comme l’une des adresses les mieux gardées du Haut-Marais parisien.

UN PIED-À-TERRE HAUTEMENT DESIGN

« Sinner n’est pas un lieu de plus. C’est une savante alchimie où se croisent les destins, les époques, le mystère et une certaine forme de liberté. »

C’est en ces termes qu’Emmanuel Sauvage, directeur général et co-fondateur du groupe Evok, décrit sa dernière réalisation. Avec ses quarante-trois chambres et suite, ainsi que ses cinq étoiles au compteur, le Sinner revendique un luxe décalé, à l’esprit monacal et à la touche parisienne, qui s’inspire de la personnalité unique du quartier. Pour ce faire, le groupe a fait appel à Tristan Auer, architecte d’intérieur à qui l’on doit déjà l’Hôtel de Crillon ou Les Bains.

Celui-ci a puisé dans la mémoire  et l’identité du Haut-Marais ecclésiastique, aristocratique et particulièrement créatif. Sa touche personnelle ? Des espaces feutrés, des couloirs éclairés à la lanterne ou un concept-store hébergé dans une crypte, le tout teinté d’influences seventies.

DES CHAMBRES À LA TABLE

Côté table, le Sinner n’a rien à envier aux plus grandes institutions. Sous la houlette du chef Adam Bentalha, le restaurant s’ouvre sur une cour-jardin qui lui confère à la fois une atmosphère chaleureuse et lumineuse.

Les tables éclairées aux chandeliers se déploient le long de grandes baies vitrées ouvertes sur des façades végétalisées, autour d’un mobilier éclectique qui mêle banquettes confortables, livres anciens et buffets en bois.

Le chef, qui a fait ses armes au Ritz Paris ou au Royal Monceau, a choisi de proposer une « cuisine de tribu », avec une carte qui fait la part belle à des influences péruviennes, brésiliennes ou nord-africaines revisitées par ses soins.

UNE CUISINE JOYEUSE, SPONTANÉE ET CONVIVIALE

Attention au détail oblige, Adam Bentalha a choisi de sublimer ses mets avec une sélection de pièces d’art de la table triée sur le volet — et signées par la Compagnie Française de l’Orient et de la Chine. « Je souhaitais mettre en valeur une collection de plats dont l’identité est en cohérence avec la cuisine du Sinner, qui est à la fois métissée et ethnique », raconte le chef, qui a initié cette collaboration dès l’ouverture de l’hôtel, il y a environ un an. « Le travail artisanal, authentique, graphique, intemporel et raffiné des collections m’a immédiatement séduit », ajoute-t-il.

Entre convivialité et rituels de partage, sa cuisine teintée d’exotisme prend tout son sens dans les céramiques émaillées avec soin et assiettes artisanales de la Compagnie Française de l’Orient et de la Chine. Le conseil du chef ? Ne pas repartir sans avoir testé le saumon hajikami, le boeuf en croûte d’argile et le quinoa péruvien façon taboulé, ses trois spécialités incontournables. Une adresse d’initiés, entre cuisine inventive et raffinement discret.