cat-icon

CFOC Exposition `` Voyage à Tokyo ``


CFOC Exposition " Voyage à Tokyo " 19 Septembre 2019 au 22 Février 2020

Depuis 2011, la CFOC accueille régulièrement des expositions d’artistes, de designers et de photographes au sein de ses boutiques parisiens. Du 19 septembre 2019 au 22 février 2020, la CFOC présente « Voyage à Tokyo », une exposition inédite de 25 photographies en noir et blanc, réparties dans ses trois magasins parisiens, de l’artiste française Chantal Stoman.

Depuis 2005, année de sa première rencontre avec la capitale japonaise, la photographe Chantal Stoman est fascinée par le pays du soleil levant, sa culture et ses contrastes. A travers cette exposition, qui regroupe différents projets réalisés sur une période de plus de dix ans, durant laquelle elle a effectué de très nombreux séjours à Tokyo, Chantal Stoman nous livre une observation approfondie des rapports entre l’homme, son intimité, et la ville.

A Woman's Obsession

A Tokyo, en 2005, Chantal Stoman a observé que les japonaises vouaient un véritable culte aux marques de luxe européennes. Pendant six mois, elle a capté la relation étrange et passionnelle qui existe entre les japonaises et le luxe : le projet photographique A Woman’s Obsession est né !

Vendeurs s’agenouillant devant des clientes devenues reines le temps d’un achat, dames en kimono sortant de chez Gucci, centaines de sacs Chanel arborés avec ostentation sur les trottoirs des quartiers ultrachics de Ginza ou d’Omotesando. « Il y a évidemment différentes catégories de femmes au Japon, explique Chantal Stoman. Mais il y a un type de femme qui sort le matin de chez elle habillée des pieds à la tête avec la tenue qu’elle a achetée la veille pour en acheter une nouvelle pour le lendemain. Elle ne fait quasiment que ça. »

Au fil de ses pérégrinations, Chantal Stoman s’est passionnée pour l’étonnant cérémonial de prosternations, de salutations et de petites attentions qui, de tradition dans tous les commerces au Japon, est poussé à la perfection dans les maisons de luxe.

Lost Highway, A photo project

A travers ce projet, l’artiste Chantal Stoman a entamé un dialogue au coeur de la nuit. Un voyage dans l’intimité furtive de l’humanité qui se cache au coeur des grandes villes. Comme sur un ring, elle est montée sur le Highway, « saisir des échantillons de vie ». Des photographies prises au vol, depuis le « flyover » qui traverse la métropole moderne. 

Pendant quelques fractions de seconde, elle est rentrée dans l’intimité des Tokyoïtes à leur insu (salon, cuisine, salle de gym…) et a surpris les habitants chez eux : une famille autour d’un repas, une employé de bureau concentré… Chaque fenêtre éclairée lui a livré ses secrets. Elle a capturé des moments de détente, des gestuelles domestiques. Elle a découvert l’humanité et un même quotidien partagé par des millions de gens. 

Chantal Stoman

Depuis plusieurs années, son travail s’inscrit dans une démarche personnelle qui lui a permis d’acquérir une reconnaissance dans le monde l’art. 

Lors de son premier séjour au Japon, en 2005, fascinée par la relation particulière que les femmes japonaises entretiennent avec le luxe et la mode, elle décide d’en faire un projet personnel : A Woman’s Obsession. Une exposition présentée autour du monde et un livre publié à cette occasion permirent à ce projet de rencontrer un vif succès.

Avec Lost Highway, A Photo Project, réalisé sur les voies rapides qui traversent les grandes capitales du monde, Chantal Stoman s’est penchée sur la proximité entre ces routes et différents lieux de vie. Initié à Tokyo en 2008, le projet a été poursuivi en 2010 à Sao Paulo, au Caire et à Hong Kong puis à Bombay et Calcutta en 2012. 

Le travail que Chantal Stoman a ensuite réalisé à Rome avec L’image Culte lors d’une résidence à la Villa Medicis, puis à Jérusalem, avec le projet Walking Distance, témoigne de son tropisme vers les « villes mythes ». Ces villes qui racontent, dans le profond, une histoire et qui font l’Histoire.

En 2016, invitée en résidence au Cambodge elle se plonge dans l’intimité de Phnom Penh, une ville dont elle ignorait tout, donnant ainsi naissance au projet Views, exposé au Cambodge et qui a fait l’objet d’une installation monumentale sur un batiment public lors du mois de la photo du Grand Paris. 

Depuis 2017, Chantal Stoman se consacre à Omecitta. Une petite bourgade au nord ouest de Tokyo, Ome, qui fait immanquablement rejaillir les plus belles scènes des grands classiques du cinéma occidental. Ome est une ville inconnue, inconnue au Japon, inconnue du tourisme : ce sont les liens qu’elle a tissés avec ce pays qui l’ont conduit jusqu’à cette petite ville captivante. Omecitta a fait l’objet d’une exposition au Studio Hermès, Ginza, à Tokyo à l’automne 2018. Le projet a bénéficié du soutien du CNAP. Un documentaire filmé est en cours de réalisation ainsi que l’édition du livre Omecitta soutenu par le CNC.