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Céline Wright


Avec ses lampes en papier confectionnées à la main, Céline Wright invite à prendre le temps de s’émerveiller en célébrant un savoir-faire artisanal et un matériau oublié. Inspirées par les formes de la nature comme celles des nuages, des feuillages ou des oiseaux, ses pièces oniriques renvoient à des méthodes de travail ancestrales et respectueuses de l’environnement.

Créatrice autodidacte

Devenue designer « un peu par hasard », Céline Wright a d’abord suivi des études à l’école Duperré à Paris, avant de faire ses armes auprès de marques de luxe ou de design. Très vite, elle s’intéresse au côté artisanal de l’objet et commence à réaliser ses propres créations en papier mâché.

Les luminaires suivent rapidement — il aura suffi que sa galerie de l’époque lui demande de concevoir des pièces plus fonctionnelles pour qu’elle imagine ses lampes en papier signature. Détail non négligeable, elles sont présentées au salon Maison & Objet dans la foulée.

Le choix du papier

Influencée par ses années passées au Japon où elle s’est prise de passion pour le papier, Céline Wright en a fait son matériau de prédilection. Et pour cause : à la fois solide et extrêmement léger, il possède des qualités insoupçonnées.

Celui qu’elle utilise, le washi, est un papier japonais immaculé et inaltérable, résistant et translucide, qui se prête parfaitement à la fabrication de ses luminaires aériens. La créatrice a fait le choix d’auto-éditer ses pièces, qui sont exclusivement moulées et structurées à la main dans son atelier de Montreuil, et par un réseau d’artisans qui travaillent à leur domicile, selon le modèle anglais du « cottage industry ».

Du design à l'artisanat

« Le travail fait main est la seule énergie humaine non polluante », déclare la designer. Un précepte qu’elle suit à la lettre, puisque la fabrication de chacun de ses objets conjugue des techniques de fabrication ancestrales avec la rigueur du design contemporain, à mille lieues d’une production standardisée qui est aujourd’hui la norme. La réalisation d’une coque de sa game « Cocon » peut ainsi nécessiter jusqu’à quatre jours de travail, avec pas moins de 2 000 bandelettes de papier collées une à une sur une forme à l’aide d’un simple pinceau. « L’éloge du temps apaise nos rythmes de consommation effrénée », souligne-t-elle.

Depuis plusieurs années, Céline Wright transpose son univers poétique dans les créations qu’elle imagine pour la Compagnie Française de l’Orient et de la Chine. Le washi, le bois ou le cuivre lui servent ainsi de support pour imaginer des suspensions, appliques murales ou lampes à poser inspirées des formes de la nature. Avec des matières naturellement imparfaites, une présence vivante et presque organique, des formes épurées et une poésie innée, chacune des créations de Céline Wright est une invitation à la rêverie et à la contemplation.