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Le Kimono dans tous ses états


Pour les japonais, c’est le vêtement traditionnel par excellence. Pour nous, le kimono est une tenue hors du commun, symbole d’un art-de-vivre empreint de raffinement et de respect. Voici quelques clés pour déchiffrer l’Art du kimono.

Entre tradition et modernité

À lui seul, le kimono raconte l’histoire du Japon. Il apparaît dès le VIIème siècle, on le nomme alors kosode. C’est un simple sous-vêtement comme on en portait en Chine, ajouté à un pantalon ou à une jupe. Au fil des siècles, l’influence chinoise diminue, le kosode change de statut ; porté par les hommes comme par les femmes, adopté par l’aristocratie et les riches marchands, il devient vêtement à part entière. Il s’enrichit de broderies, de fils d’or, de obis (larges ceintures) en brocart. Le kimono a trouvé sa place : il est devenu le symbole du pays du Soleil Levant.

L’arrivée de la mode européenne ne parvient pas à le faire disparaître : le kimono, même s’il n’est utilisé que pour certaines occasions, séduit toujours, au Japon comme ailleurs. Il inspire les plus grands couturiers ; on le porte en version courte, décalé sur un jean, en manteau sur une robe ou en solo, à la maison, pour se sentir bien. On adore son style à la fois moderne et intemporel, cette silhouette différente et élégante qui nous fait voyager loin de notre quotidien.

L’Art du kimono

Le mot kimono se traduit par la « chose à porter sur soi ». Il existe de nombreuses formes de kimonos. L’Haori est à l’origine une veste courte portée par les hommes ; le Yucata, un vêtement léger sans doublure que l’on porte en été. Il y a un kimono spécifique pour la mariée, un pour le passage à l’âge adulte. A chaque occasion son kimono.

Leur point commun est cette fameuse coupe en T, cette ligne unique qui a traversé les siècles. Pour tous, y compris le plus sophistiqué des kimonos de cérémonie, la confection est toujours la même : un vêtement plat composé d’une série de pièces de tissu rectangulaire pliées et cousues. Ce qui diffère ce sont la longueur des manches, pouvant aller jusqu’au sol pour les furisode - les kimonos des jeunes femmes, les étoffes et les sous-couches à superposer. Une attention extrême est portée au choix de la soie, du lin ou du coton, aux couleurs et aux techniques de tissage. Et bien sûr aux motifs qui le décorent et en font de véritables chefs-d’œuvre.

Porter un kimono répond à un vrai rituel. Il existe même des écoles pour apprendre à le revêtir selon les règles. On rabat toujours la partie gauche sur la partie droite, il faut savoir mettre les différentes épaisseurs, nouer le obi, choisir ses « geta » (chaussures en bois). Tout un art !

Les kimonos CFOC

Les kimonos vintage choisis par Valérie Mayéko Le Héno pour la CFOC, sur le marché de Toji ou au sanctuaire Kitano Tenmangu à Kyoto, sont des pièces uniques, souvent de seconde main. C’est chose courante au Japon ou les plus beaux kimonos se transmettent d’une génération à l’autre ; certains ont été portés, d’autres sont revendus neufs comme en témoignent les bâtis encore visibles sur le tissu.

Avec ses kimonos Samsara en soie froissée ou Samarcande en velours de soie, la CFOC joue avec la légèreté des matières. Le kimono s’adapte ainsi à nos vies modernes. Confortable, agréable à porter, merveilleusement raffiné.